Le travail temporaire permet d’accéder rapidement au marché du travail tout en bénéficiant d’une protection sociale complète — mais son fonctionnement est souvent mal connu des candidats. Qui est l’employeur réel ? Quels droits s’appliquent ? Ce guide explique le fonctionnement de l’intérim en France étape par étape.
L’essentiel à retenir
- L’intérim (travail temporaire) est un contrat tripartite : le salarié est employé par l’agence d’emploi, qui le met à disposition d’une entreprise utilisatrice pour une mission définie.
- Le salarié intérimaire a les mêmes droits que les salariés permanents de l’entreprise utilisatrice pour les conditions de travail, de santé et de sécurité.
- À la fin de chaque mission, le salarié reçoit une Indemnité de Fin de Mission (IFM) de 10 % du salaire brut total et une Indemnité Compensatrice de Congés Payés (ICCP) de 10 % supplémentaires — soit une majoration totale de 21 % par rapport au taux horaire de base.
- Gi Group est une agence d’emploi présente en France, spécialisée dans le recrutement en intérim, CDD et CDI dans de nombreux secteurs d’activité.
- L’intérim est souvent une porte d’entrée vers l’emploi stable : de nombreuses missions débouchent sur des CDI.
Comment fonctionne le travail temporaire ?
L’intérim repose sur trois parties :
- L’agence d’emploi (ETT) : elle recrute l’intérimaire, signe le contrat de mission et est l’employeur légal
- L’entreprise utilisatrice : elle accueille l’intérimaire dans ses locaux, lui confie des tâches et dirige son travail au quotidien
- Le salarié intérimaire : il travaille chez l’entreprise utilisatrice mais reste lié contractuellement à l’agence
L’agence facture des honoraires à l’entreprise utilisatrice qui couvrent le salaire de l’intérimaire, les charges sociales et la marge de l’agence. Pour le salarié, les services de l’agence sont entièrement gratuits.
Dans quels cas une entreprise peut-elle faire appel à l’intérim ?
L’intérim représente un contrat d’exception. On ne peut l’utiliser que dans des cas précis (article L1251-6 du Code du travail) :
- Remplacement d’un salarié absent (maladie, congé)
- Accroissement temporaire d’activité
- Emploi saisonnier
- Recrutement dans des secteurs spécifiques (audiovisuel, spectacle, etc.)
Une mission dure généralement 18 mois maximum (renouvellements inclus), mais ce plafond comporte des exceptions : par exemple, une mission à l’étranger peut durer jusqu’à 24 mois, ou sa durée s’aligne sur l’absence du salarié qu’elle remplace en cas de remplacement.
Quels sont les droits du salarié intérimaire ?
Conditions de travail équivalentes
L’intérimaire bénéficie des mêmes conditions de travail que les salariés permanents de l’entreprise utilisatrice pour :
- La durée du travail et les repos
- Les équipements de protection individuelle (EPI)
- L’accès aux locaux collectifs (cantine, parking, salle de repos)
- La rémunération minimale conventionnelle du poste occupé
Les indemnités de fin de mission
À la fin de chaque mission, l’intérimaire perçoit deux indemnités :
| Indemnité | Taux | Calcul |
|---|---|---|
| Indemnité de Fin de Mission (IFM) | 10 % | Sur le total du salaire brut perçu pendant la mission |
| Indemnité Compensatrice de Congés Payés (ICCP) | 10 % | Sur (salaire brut + IFM) |
Ces indemnités ne s’appliquent pas si la mission se poursuit en CDI ou si le salarié refuse un CDI proposé par l’entreprise utilisatrice.
Protection sociale
L’intérimaire est affilié au même régime de Sécurité sociale que tout salarié. Il cotise pour la retraite, l’assurance maladie, les allocations chômage. En cas d’accident du travail, c’est l’agence d’emploi qui déclare l’accident — mais l’entreprise utilisatrice est responsable des conditions de sécurité.
Comment trouver une mission d’intérim ?
- Inscrivez-vous auprès d’une agence d’emploi : en ligne ou en agence physique. Apportez vos documents (CV, justificatifs de formation, pièce d’identité).
- Définissez vos disponibilités et secteurs souhaités : l’agence peut vous proposer des missions adaptées.
- Soyez réactif : les missions se pourvoi souvent rapidement — une agence qui vous appelle pour une mission s’attend à une réponse rapide.
- Diversifiez les agences : rien n’interdit de s’inscrire dans plusieurs agences en parallèle.
L’intérim comme tremplin vers le CDI
L’intérim est souvent perçu comme un statut précaire. Néanmoins il peut être une stratégie intelligente :
- Il permet d’explorer plusieurs secteurs, entreprises et environnements de travail
- Beaucoup de CDI sont directement issus de missions intérimaires concluantes
- Il offre une flexibilité réelle pour les personnes en transition professionnelle
Chez Gi Group, nous accompagnons chaque candidat dans ses objectifs — qu’il cherche une mission courte, un emploi stable ou une reconversion.
Questions fréquentes
Oui. L’intérimaire est libre d’accepter ou de refuser les missions proposées sans perdre son statut ni ses droits à l’assurance chômage. Il n’est pas salarié permanent de l’agence entre les missions.
Oui, si les salariés permanents de l’entreprise utilisatrice en bénéficient. Le principe d’égalité de traitement s’applique.
Oui. Les missions à temps partiel sont possibles selon les besoins de l’entreprise et les disponibilités du candidat.
Non. Il est strictement interdit à une agence d’emploi de facturer des frais à un candidat pour le placement ou l’inscription (article L1251-46 du Code du travail).
Source : Code du travail français, articles L1251-1 et suivants | | Prism’emploi (anciennement PRISME), organisation professionnelle du recrutement et du travail temporaire : prismemploi.eu.





